Qui êtes-vous ?

Ma photo

Femme de vigneron, ce n'est pas un véritable statut, pourtant c'est le mien...Je vous raconte ici ma vie, mais aussi mes émotions, mes joies et mes peines, mes colères et mes incompréhensions. Je suis passionnée et impulsive. Je suis aussi une femme amoureuse et  une mère un peu trop mère... J'ai appris à aimer le vin avec Bruno. Je suis curieuse mais pas indiscrète. Bref, ici, vous apprendrez à me connaître, à m'aimer ou à me détester!

mercredi 18 avril 2012

La vie est revenue dans nos vignes!

Après la diffusion du documentaire "la mort est dans le pré", les réactions sont nombreuses sur le net... Plus ou moins enflammées, plus ou moins censées et plus ou moins réfléchies, les réactions sont là...

Il est vrai que l'on ne peut être que touché par ces agriculteurs ou ces viticulteurs qui ont osés témoigner et dénoncer un système qu'il sera difficile de faire flancher (car il faut bien être réaliste...).
Alors on cherche un bouc émissaire.
Ce serait la faute des banques: les agriculteurs seraient trop endettés et n'auraient plus le choix? ...
Ce serait la faute des fabricants de produits qui savaient qu'il vendaient de la mort en bidon...
Bref, c'est la faute de tout le monde.
Évidemment, dans ce reportage, on parle timidement de l'alternative bio...
L'agriculture bio et ses méthodes feraient-elles encore plus peur que les produits chimiques???
C'est à croire que oui.
On hésite à se convertir en bio... Mais on n'hésite pas à utiliser des produits qui font mourir...
J'avoue ne pas trop comprendre en fait.

Mais se convertir en bio c'est prendre conscience de tout cela.
C'est accepter une remise en question.
C'est accepter de dire que l'on a pu faire des erreurs.
C'est accepter se voir foutre de sa figure.
C'est accepter d'avoir des vignes pas toujours très bien "tenues".
C'est accepter qu'une belle vigne c'est pas forcément une vigne avec des rendements à 100 hecto/ hectare...
C'est accepter d'aller à l'encontre de toutes les idées reçues.
C'est accepter de faire des erreurs.
C'est accepter d'être un peu seuls des fois.
Et c'est accepter d'apprendre, de poser et de se poser des questions, de ne pas savoir.
C'est accepter qu'on n'aura pas forcément réponse à tout...

Alors évidemment, quand on sort d'une agriculture chimique qui a réponse à tout... ce n'est pas très facile...
J'avoue qu'on n'avait pas réfléchi à tout ça, nous, quand on a décidé, sur un coup de tête, de passer en bio. On a eu peur, on a tout arrêté comme ça, du jour au lendemain...
Et nous n'avons jamais, jamais regretté...